Appel à bénévolat !

Pour un projet qui sera exposé du 15 janvier au 8 mars à la Commanderie des Templiers à Élancourt, je recherche activement des personnes pour participer à un tournage.

Il s’agira pour vous d’apparaître de dos en plan fixe, format portrait.

Le but de la vidéo est de montrer un panel de chevelures sans laisser distinguer de détails permettant de saisir le genre de la personne.

Vous vêtirez-donc un pull noir et nous vous filmerons au naturel. A aucun moment nous ne verrons votre visage.

La vidéo présentera environ 15 personnes, représentant de manière la plus exhaustive possible les différents genres, origines, coupes et couleurs de cheveux possibles.

L’après-midi ne pourra malheureusement pas être rémunérée, mais le goûter sera offert !

 

Tournage le 23 novembre dans Paris.

Si vous êtes intéressé.e : n’hésitez pas à me contacter par le formulaire de contact / instagram ou à viviane.sagnier@gmail.com

Le projet :

En latin, la chevelure se dit « capillitum, ii », substantif de genre neutre.
C’est par le prisme de ce genre capillaire que j’ai choisi d’interroger les genres : le cheveu a-t-il un genre ? Sommes nous définis par nos cheveux ? Notre genre dépend-t-il de la manière dont nos cheveux sont perçus ?


L’installation Capillitium, ii, n a  pour vocation de se faire expérience. Dépasser le genre binaire, et sa théorie de préjugés : et si être femme, homme, c’était avant tout se sentir soi ?
Elle se décompose en trois temps, se fait espace : artistique, émotionnel. Elle propose au/à la regardant.e un temps de pause réflexive : qui suis-je, par ce que je porte sur mon crâne, ce qui pousse en et en-dehors de moi ? Suis-je défini.e par ce que je montre aux autres de cet intime ?
Enfin, qui suis-je dans mon genre par rapport à cette oeuvre qui m’interroge ?

La notion du cheveu est intimement liée à celle du genre : on pense aux interdits capillaires qui frappent hommes et femmes depuis l’Antiquité – voile religieux, impératif pour les deux sexes, coupes rituelles… – mais aussi aux normes sociales qui peinent encore à être dépassées : les cheveux longs, c’est pour les filles, les cheveux courts, c’est pour les garçons ?
Le cheveu, c’est à la fois celui dont on prend soin, celui que l’on cache, celui que l’on teint, que l’on coupe.
Dans la transition de genre, le cheveu est également marquant : les laisser pousser ou les couper est souvent un moment fondateur de la nouvelle image que l’on se crée.

Le cheveu, c’est aussi ce qui nous touche toutes et tous. Qu’ils soient bouclés, raides, blonds, bruns, roses, nous en faisons toutes et tous quotidiennement l’expérience, et nous sommes toutes et tous au moins une fois interrogé.e.s à leur sujet.
Le genre, de la même manière, nous construit et nous interroge, à diverses échelles. Il y a celles et ceux pour qui la notion de genre est un non-événement, une évidence. Et puis celles et ceux qui s’interrogent, évoluent, changent, parfois. A la croisée de ces interrogations existentielles, j’ai voulu offrir un point de vue, un point de réflexion, un point d’interrogation. Donner matière à penser, à toucher, à interroger.

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